Auto Lib’ : la grosse arnaque ?

Depuis plus d’un an, une nouvelle tendance verte est apparue à Paris : l’Autolib’. Le réseau de voitures électriques s’exportent désormais en province et notamment à Lyon, l’occasion pour Auto Moto N’Co de dresser un premier bilan sur ce nouveau moyen de locomotion vert. Alors, l’Autolib : cadeau empoisonné ou vraie prouesse ?

Auto Lib’ : facilité d’utilisation : 12/20

Vous en avez marre du métro et des voitures polluantes ? Vous allez faire un séjour dans la « ville lumière » et les taxis vous coûtent trop chers ? Une solution hybride et écolo existe depuis septembre 2011. Pour obtenir votre Autolib sur place, le procédé se fait via une vidéo conférence. Première impression des usagers : la qualité du son et de l’image laisse à désirer. Pour certains utilisateurs, le temps d’attente pour se voir délivrer le précieux badge d’abonnement est de 30 minutes. Vous pouvez également vous abonner via Internet, et dans ce cas précis, il faut attendre 4 jours ouvrables avant de recevoir son badge, moins pratique que le Vélib’. Un temps d’attente qui reste néanmoins correct mais mieux vaut s’y prendre à l’avance. Pour récupérer votre autolib’, le réseau est par contre bien adapté, tout du moins à Paris. Les objectifs étant en deçà des espérances, il est très facile de trouver une voiture libre et des bornes de recharges (près de 4000 bornes réparties équitablement dans les 47 communes d’Île de France). Un usager approuve : « On compte trois ou quatre stations dans un rayon de 500 mètres. »

 

Auto Lib’ : rapport qualité/prix : 11/20

Et le prix dans tout ça ? Sur le papier, l’offre paraît alléchante : le service parisien propose 5 formules (1 Jour, 1 Semaine, 1 Mois, 1 An ou Forfait Partagé 16H). Tout dépend l’usage que vous en avez. Le prix est de 5 à 7€ la demi-heure (tout dépend de la formule que vous choisissez) et autant vous dire que si vous restez des heures dans les bouchons, la facture peut être très salée à la fin du mois (on monte vite à 300 à 400€, de quoi regretter les transports en commun et le métro). De quoi remettre en cause la voiture traditionnelle et son or noir.

Auto Lib’ : conduite et l’état de la voiture: 08/20 

Un internaute met le doigt sur un problème majeur : « Il ne faut pas être grand druide pour comprendre qu’utiliser Autolib pour aller se fourrer matin et soir dans les bouchons, alors qu’on est seul et qu’on n’a pas d’objet particulier à transporter, n’a pas grand intérêt. Le métro et vélib sont plus adaptés. » En effet, c’est bien beau d’utiliser l’AutoLib’, mais vous serez tout autant dans les embouteillages que les autres automobilistes.

Un gros point noir ternit un petit peu plus le tableau : la saleté. Certains usagers se plaignent de l’état désastreux des sièges, de la forte odeur de tabac froid qui règne dans l’habitacle et de l’absence quasi-systématique de liquide lave-glaces. « Les voitures sont souvent crades, un peu déglinguées, sans parler des pannes de toutes sortes », explique un abonné parisien au journal LeMonde.fr. « J’ai parfois retrouvé des canettes de bière, des papiers gras, des restes de repas ». Des problèmes que n’hésitent pas à nuancer Julien Varin, responsable de la communication d’Autolib, qui certifie envoyer des nettoyeurs lorsqu’un véhicule sale est signalé.

Bilan : 11/20

Avis mitigé sur ce nouveau mode de fonctionnement vert. Pour info, la ville de Nice propose un système équivalent et d’autres agglomérations sont en passe de se mettre à ce transport made in éco conduite.

Les points forts : réseau bien desservi à Paris. Alternative efficace au métro.
Les points faibles : dysfonctionnements, saleté, tarif parfois élevé.

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