Mal de transport en voiture : causes et gestes pour l’éviter

Le mal de transport en voiture vient d’un désaccord entre l’oreille interne, qui sent le mouvement, et les yeux, fixés sur un habitacle immobile, un écran ou un livre. On le limite en regardant loin devant, en s’asseyant à l’avant, en aérant l’habitacle et en évitant de lire.

Pourquoi le transport en voiture donne la nausée

L’organe de l’équilibre envoie au cerveau des signaux que celui-ci n’arrive plus à interpréter avec ce que les yeux voient. Ce conflit entre la vue et l’équilibre déclenche les symptômes.

Ils arrivent dans un ordre assez constant : bâillements, pâleur, sueurs froides, puis nausée et, parfois, vomissement. Le conducteur est rarement touché, parce qu’il regarde la route et anticipe chaque virage.

Qui est le plus touché par le mal de transport

La sensibilité varie beaucoup d’une personne à l’autre : certains voyagent sans jamais rien ressentir, d’autres sont malades dès les premiers kilomètres, même sur un trajet court.

Les enfants y sont plus sensibles que les adultes. Les passagers installés à l’arrière, qui voient mal la route, le sont aussi davantage que ceux de l’avant.

Une personne sujette au mal de transport peut passer au poste de conducteur : celui qui conduit anticipe le mouvement, et la nausée s’estompe souvent.

Avant de partir : préparer le trajet en voiture

Un repas léger, ni à jeun ni trop copieux, réduit le risque : partir l’estomac trop plein aggrave la nausée, surtout chez l’enfant. Mieux vaut aussi choisir le moment du départ, par exemple quand un enfant sensible dort.

Le type de route compte. Les virages et les freinages répétés accentuent le décalage entre l’oreille interne et la vue, d’où l’intérêt de rouler sur autoroute plutôt que sur route quand le trajet le permet. Prévoir des pauses régulières aide aussi, et un outil pour planifier l’itinéraire et les pauses permet de les placer avant que les symptômes ne s’installent.

Petit-déjeuner léger posé sur une table avant un départ en voiture

Pendant le trajet : la place et les bons réflexes

La meilleure place est à l’avant, ou au centre de la banquette arrière, avec le regard posé sur l’horizon. Regarder loin devant rapproche ce que voient les yeux de ce que ressent l’oreille interne.

La lecture et les jeux sur console ou tablette sont à éviter, car ils accentuent ce décalage. Pour répondre à la question de savoir comment ne pas avoir le mal de transport en voiture, ces gestes comptent plus que tout le reste.

  • Aérer régulièrement l’habitacle, la fraîcheur réduit les nausées.
  • Conduire en souplesse, avec des virages pris avec précaution et des freinages progressifs.
  • Pour un enfant, proposer des jeux d’écoute ou des chansons, et le surélever si possible pour qu’il voie dehors.

Médicament pour le mal de transport en voiture : ce qui existe

Le diménhydrinate est la molécule la plus courante en pharmacie contre le mal de transport. Elle se prend une demi-heure avant le départ, avec un intervalle de 6 à 8 heures entre deux prises et un maximum de 150 mg par jour.

Elle provoque de la somnolence, qui peut altérer la conduite, et l’alcool renforce cet effet. Elle est contre-indiquée chez l’enfant de moins de 6 ans, et les formes pour adultes ne conviennent pas aux plus jeunes : l’avis du pharmacien est utile pour choisir la forme et la dose.

D’autres solutions existent, comme le patch à base de scopolamine ou les bandelettes d’acupression vendues en pharmacie, qui appuient sur un point du bras. Certains traitements sont soumis à ordonnance, d’où l’intérêt de demander conseil à un médecin avant l’achat.

Pour un enfant, le plus efficace est de lui décrire ce qu’il voit par la vitre et de l’inviter à regarder au loin. Cela occupe son attention sans l’obliger à baisser les yeux, et un enfant qui regarde dehors souffre moins qu’un enfant penché sur un écran.

Rayon de pharmacie avec des remèdes contre le mal des transports

Quand la nausée arrive malgré tout

Une fois la nausée installée, les gestes de prévention ne suffisent plus : il faut couper le conflit entre la vue et l’oreille interne, et pour cela cesser de bouger le plus vite possible.

Dès les premiers signes, mieux vaut s’arrêter à la première occasion, marcher quelques minutes à l’air libre et fixer un point lointain. Garder des sacs à portée évite une mauvaise surprise.

Des vertiges en dehors des trajets en voiture, ou des symptômes apparus à l’âge adulte alors qu’ils n’existaient pas avant, justifient une consultation.

Voitures de demain : un risque qui augmente

Avec la conduite autonome, évoquée dans les voitures autonomes de demain, tous les occupants deviennent des passagers. Plus personne n’anticipe les virages en regardant la route, et chacun peut avoir envie de lire ou de regarder un écran. Le mal de transport pourrait ainsi toucher des adultes jusque-là épargnés.

D’ici là, la règle reste la même : un regard sur l’horizon, de l’air frais et un estomac ni vide ni plein. Pour un trajet à venir, ces trois réglages suffisent souvent.

Nos dernières publications